HEAL THE WORLD : Artistes


Jean-Michel Alberola

Jean-Michel Alberola, né en 1953 à Saïd, est associé à la figuration libre et ne va cesser d’interroger tout au long de sa carrière l’idée de « la fin de la peinture »  sans se cantonner au médium peinture, insérant dans ses œuvres d’autres médiums tels que texte, photo ou film.

Selon lui, le peintre résiste à la disparition du sens et cherche dès lors à nous en faire part. II a bénéficié de nombreuses expositions dans les plus grands musées et est intervenu au sein de nombreuses institutions comme le Musée d’art Moderne ou le Palais de Tokyo. Il a été professeur aux Beaux-arts de Paris, et est représenté depuis 1982 par la galerie Daniel Templon.

Apo Baroudjian

Né en 1989, Apo Baroudjian vit et travaille à Paris. Profondément enraciné dans son héritage arménien et méditerranéen, son travail emprunte autant aux grands récits qu’aux figures urbaines contemporaines. Son œuvre protéiforme – dessin, sculpture, fresque, dessin animé – le conduit à explorer une diversité de motifs et de formes dont émerge une cosmogonie syncrétique. 

Romain Bernini

Romain Bernini, né en 1979, vit et travaille à Paris. Pensionnaire à la Villa Médicis en 2010-2011, il est actuellement représenté par les galeries Suzanne Tarasieve (Paris) et HDM (Londres et Pékin) “Je ne pense pas qu’avec la peinture l’artiste puisse s’approprier quelque chose. Peut être peut-il tout juste la comprendre davantage, du moins il tente de la montrer autrement. J’ai cette sensation de plus en plus forte, que la seule chose que je désire réellement m’approprier est la peinture elle-même. J’ai bien conscience qu’il y a là un paradoxe dans la peinture figurative : utiliser et/ou produire des images du monde, dans le but de comprendre le médium qui les fait advenir. J’éprouve une grande admiration envers les cultures lointaines pour lesquelles les artistes sont des piliers de la cohésion sociale, ce ne sont pas des professionnels qui ont appris le métier dans les écoles de l’Etat. L’artiste y a un statut particulier tout comme le guérisseur.”

Joseph Beuys

Joseph Heinrich, né le 12 mai 1921 à Krefeld, sur la rive gauche du Rhin inférieur, et mort le 23 janvier 1986 à Düsseldorf, est un artiste allemand qui a produit nombre de dessins, sculptures, performances, happenings, vidéos, installations et théories, constituant un ensemble artistique très engagé politiquement. Il s’est façonné aussi un personnage et des légendes sur sa vie.

Dans son œuvre, à la fois symbolique et autobiographique, Beuys s’inspire directement des épisodes de sa vie. Il invente une œuvre d’art total qui inclut sa vie, son travail et sa place d’homme dans la société. L’artiste utilise des matériaux variés et rarement utilisés dans la création artistique : la graisse, la terre, le sang, le soufre, le bois, etc.

Corine Borgnet

Corine Borgnet, artiste plasticienne, vit et travaille à Paris. A partir de références populaires et la construction d’objets symboliques mettant en œuvre la sculpture, le dessin, la vidéo, ou la photographie performée, Corine Borgnet bâtit depuis 15 ans une œuvre protéiforme dont les ressorts sont l’absurde et l’oxymore. Partant le plus souvent du dessin, cette artiste iconoclaste, « sans foi ni particule », emprunte bien souvent sa symbolique au monde du tatouage et travaille sur le motif traditionnel, populaire, comme le pied de poule, qu’elle déforme jusqu’à l’apparence du keffieh, emblème d’une résistance passée à la mode. Avec Histoire d’os et le Dernier Souper ce sont surtout des vanités qu’elle expose, des objets de pouvoir et de séduction : une couronne, un diadème, une guêpière, un banquet  « Tous ces signes d’apparat réalisés à partir d’os de volaille, mais aussi de taupe ou de chat, qui ne valent rien ! », dit-elle. Essayant aussi d’épurer, de faire simple, efficace, de proposer un art séduisant qui puisse happer le spectateur, Corine Borgnet propose un moment d’oubli, de contemplation visuelle et cérébrale : nous mettant face à un instant d’éternité. 

Laurent Derobert

Laurent Derobert (né en 1974, vit et travaille à Paris et Avignon) a conçu et développe les mathématiques existentielles. Docteur en sciences économiques et chercheur (CNRS-GREQAM et Université d’Avignon), il interroge notre rapport au monde sous forme algébrique et produit des équations tels des poèmes rigoureux et sensibles.


Son propos est de reconquérir, à l’aide de l’outil mathématique, des champs inexplorés de la conscience et des rapports humains. Ce qui échappe, ce qui se dérobe, trouve, le temps d’une formule, une densité méditative. « Force d’attraction de l’être rêvé », « Asymptote des mondes », « Vitesse de libération » … D’une formule à l’autre, il est question de réduire le dédale intérieur de chacun, cette distance labyrinthique qui nous sépare de nous-mêmes, de ce que nous croyons être, de ce que nous rêvons d’être.

Adrien Lamm

Adrien Lamm est né à Paris en 1977, il y vit et y fait des études de philosophie, puis d’arts visuels et plastiques aux Arts Décoratifs de Strasbourg. Il ne s’y interdit rien : de la vidéo à l’apprentissage des techniques de métallurgie. Actuellement il sculpte, modèle, dessine et installe, tout en menant de fréquentes incursions dans la performance, pris entre le goût du définitif et du processuel… essayant d’introduire des dialogues entre contemporain et ancien, noble et prosaïque, brut et délicat ou grotesque et poétique. Il a exposé dans des galeries parisiennes et expositions privées ainsi que performé dans des centres d’art, comme le Cac-La Traverse, La Ferme Du Buisson ou Le Syndicat Potentiel de Strasbourg. Il vit et travaille actuellement à Paris.

Paul Mignard

Paul Mignard est né en 1989. Il est diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon en 2011. Il a reçu la prestigieuse Bourse Révélations Emerige en 2018. Ses œuvres ont été exposées dans des expositions individuelles et collectives, dont Nopal à la Galerie Poggi (2021, Paris), The Return chez Fabre (2021, Paris), Le temps des assassins à la Galerie Michel Journiac (2018, Paris), et Rappelles toi de la couleur des fraises au Crédac (2017, Ivry-sur-Seine, France).

Il est représenté par la Galerie Poggi. 

Nelly Maurel

Nelly Maurel est née en 1974 à Toulouse, ville qui la destine à une carrière scientifique, qu’elle lâche aussitôt pour l’école d’architecture, qu’elle quitte très vite pour entamer des études de bande dessinée à l’école des beaux-arts d’Angoulême, discipline qu’elle abandonne illico pour s’adonner aux arts plastiques dans la même école, qu’elle délaisse sur-le-champ pour des études d’illustration puis de vidéo à l’école nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, qu’instantanément elle laisse de côté s’apercevant que seule la musique est digne d’intérêt, le temps de comprendre, séance tenante, que la poésie mérite toute son attention. Depuis, essayant de ne rien oublier d’arrêter, elle publie des textes, fait des lectures, dessine, peint, participe à des expositions, compose de la musique et des chansons et remplit des carnets de dessins et de pensées. Elle expose régulièrement en France et à l’étranger notamment au Centre Pompidou Màlaga, Centre Pompidou Paris, Fondation Boghossian Bruxelles, Fondation Fernet–Branca à Saint Louis.

Anne Laure Sacriste

Forte d’un double cursus, à la fois diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, ainsi que de l’école d’Arts Appliqués Duperré (BTS Textile), son travail témoigne de son attachement à l’histoire de l’art et à son iconographie mais s’ancre également dans la matière pour mieux asseoir sa polysémie. Elle a développé très tôt un intérêt pour la peinture mais aussi pour les arts décoratifs qui s’affirment dans un travail intimement lié à l’espace et à l’architecture. Ainsi son travail pictural a une relation très étroite avec l’environnement. Loin d’une question de style (abstrait/figuratif, etc.), donc de représentation d’un signe, la question de l’épiphanie de la peinture est au cœur de ses recherches. De nombreux voyages à Kyoto ces dernières années ont participé à transformer son regard dans des agencements sophistiqués, d ‘où une esthétique japonaise émerge. Parmi des expositions importantes collectives on peut citer Fukami, à l’Hotel de Rothschild Yuko Hasegawa (2019), et puis quelques expositions personnelles dont Cosmophore à la Chapelle des Carmélites (Toulouse ) en 2020, Wabi-Sabi (part I) Fond M’arco à Marseille, ainsi qu’à la Galerie Vera Munro (part II) à Hambourg en 2021, et en ce moment Le monde sans les mots, invitée au CEAAC à Strasbourg par Alice Motard.

Mathieu Weiler

Mathieu Weiler né en 1976 à Grenoble, travaille à la Ruche à Paris. Il est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris avec les félicitations du jury. En 2003 il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. Mathieu Weiler a fait de nombreuses résidences en France et à l’étranger comme le Hyde Park Art center à Chicago, le centre d’art La Synagogue de Delme, La fonderie Darling à Montréal. Il expose régulièrement en France et à l’étranger. Travaillant avec plusieurs médiums tels que la peinture et le dessin, il questionne le rôle des images dans notre société. 

La série «  Burn » nous montre le manuel d’Histoire de l’Art de Gombrich consumé. Pourquoi brûler l’Histoire de l’Art ? Dans le mythe de Prométhée, Prométhée donne le feu à l’homme, symbole du savoir, de la connaissance. Le livre est également objet de connaissance. Dans sa rencontre avec le feu s’accomplit une sorte de Tautologie, un choc entre deux savoirs pour en produire un nouveau. Brûler un livre est un acte tabou et peut s’apparenter à un geste iconoclaste mais ce qui importe ici tient plus de l’enregistrement de l’empreinte du feu, de la modification, de la mutation, de puiser dans la force de la nature pour procéder à un acte de transformation, de recréation.

HEAL THE WORLD
Une proposition de Mathieu Weiler
Du 15 juin au 08 juillet 2023
Vernissage mercredi 14 juin | 18h00 – 21H00
Galerie Rue Antoine – 10, rue André Antoine 75018
Chambre d’embarquement – 27, rue Véron 75018
Galerie Hus – 4 Rue Aristide Bruant, 75018
Ouvert les jeudi, vendredi, samedi 
14h à 19h et sur RDV
+33 6 99 85 45 70 | sophierenaut75@gmail.com